La santé mentale dans les oeuvres du Fonds

30 min 29 septembre 2026 Angéla Brambila

BOUABDELLAH Zoulikha, Raccommodeuses 2, 2022, Raccommodeuses 2, de la serie Raccommodeuses n°2, 2022, Encre sur papier de riz et toile enduite, 185 x 169 x 3,8 cm,

Romain Darnaud courtesy lilia Ben Salah

Le sujet de la santé mentale concerne un très grand nombre de personnes. En 2024, d’après un sondage Odoxa/Mutualité française, représentatif de la population française de 18 ans et plus, 41% des Français déclarent avoir été déjà affectés par un problème de santé mentale au cours de leur vie (dépression, burn-out, pensées suicidaires…). Les individus les plus touchés par ce problème sont les femmes (44% des femmes sont touchées, vs 36% des hommes), les plus modestes (52% des plus modestes sont touchés, vs 32% des plus aisés) et les jeunes (55% des jeunes sont touchés par le problème de la santé mentale, vs 22% des plus de 65 ans). Cette question essentielle est abordée dans le travail de nombreux artistes de la collection. Soit de manière frontale, soit à travers leurs propres cheminements et questionnements personnels. D’autres encore interrogent les conditions sociales et économiques qui fragilisent la santé psychique. Ceci s’explique notamment par la capacité de l’art à exprimer l’indicible, comme le sentiment de détresse, de solitude ou de confusion. Les artistes peuvent ainsi donner à voir la pluralité des expériences liées à la santé mentale, qu’il s’agisse de souffrance ou de résilience, afin d’en révéler les caractéristiques et de contrer les stéréotypes qui les entourent.

Explorer les états intérieurs

Alicia Paz, The Super-Ego, the ID, and their Ladies in Waiting

L’art peut favoriser une meilleure compréhension de soi en offrant un espace d’exploration des identités et des émotions. L’œuvre The Super-Ego, the ID, and their Ladies in Waiting, d’Alicia Paz s’inscrit dans cette perspective en proposant une réflexion sur la pluralité de l’identité et les mécanismes de construction du sujet.

The Super-Ego, the Id, and their Ladies in Waiting est une peinture réalisée à l’acrylique et composée de plusieurs matériaux de récupération naturels et manufacturés. Elle appartient à la série intitulée Flora, dans laquelle sont présentées des figures féminines et des décors floraux très colorés. Cette dimension de couches successives comme des identités multiples se manifeste à travers les objets assemblés. Poétique, l’artiste la cultive dans cette œuvre par le mystère qui se dégage du sujet, et surtout par les formes indéterminées, leur limite et les détails. Le masque, ainsi que les petites créatures sans visage, produisent une ambiance carnavalesque.

Dans la série Flora, Alicia Paz s’intéresse à la question de l’identité, de sa complexité et de sa pluralité. Le titre, The Super-Ego, the Id, and their Ladies in Waiting, renvoie directement aux travaux de Sigmund Freud avec le Moi, le Surmoi et le ça. Cette thématique s’observe aussi par le masque porté par les figures féminines. Celui-ci convoque les thèmes du jeu de rôle et de la dissimulation de l’identité. Il peut ainsi faire référence à l'effort permanent de répondre aux normes sociétales.

Le masque peut cependant aussi être un outil d’émancipation, permettant d’embrasser son altérité, la fragmentation de son identité, grâce au pouvoir du costume. Ceci se perçoit dans l’œuvre par l’approche en strates de la peinture et des objets assemblés. L’artiste explique qu’elle applique la peinture comme une « seconde peau » à l’objet. Ainsi, dans cette œuvre, Alicia Paz reconnait comment l’identité est fragmentée et qu’il existe une pluralité de manières d’être au monde, mais également que le changement ou encore la disjonction peuvent permettre une meilleure compréhension de soi et de son unité.

La masse de détails entourant les deux figures féminines peuvent aussi faire écho aux injonctions étouffant les femmes, à la multitude de petites voix pesant sur leurs épaules. Cette accumulation de contraintes peut être interprétée comme une représentation des pressions sociales qui altèrent le bien-être psychologique et la santé mentale des femmes.

 

 

Berdaguer et Péjus, Psychoarchitectures

Berdaguer et Péjus, avec leur série des Psychoarchitectures, témoignent de la possibilité qu’a l’art d’exprimer ce que le langage  ne parvient pas toujours à saisir et qui peut être utilisé à des fins médicales. Leur œuvre s’intéresse notamment à la façon dont l’espace que nous habitons agit sur notre psyché et dont notre état mental influence en retour la perception que nous en avons. L’architecture de ces espaces peut ainsi être source d’angoisse, de désorientation ou d’oppression, autant que de réconfort. Leur travail souligne l’ambivalence des environnements humains : « l’architecture n’est pas seulement une enveloppe qui nous protège et nous réconforte, c’est aussi une machine qui conditionne, qui détermine notre façon de penser et de vivre. »

Dans cette logique, la série des Psychoarchitectures s’intéresse au lien entre l’architecture et l’imaginaire.

 Ces sculptures sont issues de dessins de maisons réalisés par des enfants dans le cadre de tests psychologiques. Berdaguer et Péjus les ont modélisées numériquement puis transcrites en volume par stéréolithographie (Impression 3D). Le sujet imposé pour le test psychologique est une maison, et sert aux professionnels à mener une analyse psychologique de l’enfant (qualité des traits, utilisation de la surface, etc.). La maison peut être considérée comme une image de la psyché, un environnement mental. Il s’agit d’un symbole traditionnel de l’espace mental.

Toute déviance par rapport aux normes de notre environnement peut être facilement perçue comme une pathologie, susceptible d’être classifiée et corrigée. Les Psychoarchitectures permettent d’échapper à cette logique et de résister à toute normalisation, en matérialisant des formes fragiles, presque fantomatiques, issues de l’imaginaire d’enfants. En donnant une existence concrète à ces représentations mentales, Berdaguer et Péjus affirment qu’il existe des espaces intérieurs que l’on ne peut ni standardiser, ni contrôler.

Ismaël Joffroy Chandoutis, MAALBEEK

Cette oeuvre vidéo interroge la manière dont un événement traumatique peut échapper au souvenir, tout en façonnant l’intériorité de la personne l’ayant vécu. Il explore la tension entre la nécessité de se souvenir et l'impossibilité pour certaines victimes d'accéder à leurs propres souvenirs.

Après des études en montage et en réalisation, Ismaël Joffroy Chandoutis, né en 1988 à Montélimar, a suivi un cursus au Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Ses films explorent nos relations à la technologie et à la mémoire, ainsi que les liens entre histoires individuelles et collectives, à partir de faits d'actualité médiatisés ou d'expériences personnelles.

MAALBEEK est un film qui retrace les histoires de personnes ayant subi les conséquences psychiques de l'attentat commis dans la station de métro Maalbeek à Bruxelles, le 22 mars 2016, en particulier celle de Sabine, survivante atteinte d'amnésie post-traumatique. Ismaël Joffroy Chandoutis recueille les bribes de souvenirs de la victime et fait avec elle des recherches sur cette journée, pour lui permettre d’appréhender l’évènement à froid, de comprendre l’indicible en entrant en contact avec d’autres personnes présentes ce jour-là. Ensemble, ils vont mener l’enquête pour retracer cette journée du 22 mars que Sabine cherche à comprendre. N'ayant aucun souvenir de l'explosion ni de son coma, Sabine explique avoir le sentiment que l'événement a été vécu par quelqu'un d'autre qu'elle-même et essayer de « remettre des images là où il n'y en a pas ». Ils parviennent à trouver des captations vidéo de la rame de métro où se trouvait Sabine et à l’identifier sur l’une d’elle, quelques secondes avant la détonation.

L'œuvre entrelace les témoignages de Sabine, d'une camarade et d'un pompier présent ce jour-là, d'abord retranscrits puis interprétés par des acteurs, à des captations sonores issues d'archives télévisées et à des vidéos prises in situ par les survivants. Les techniques de rotoscopie et de photogrammétrie permettent de transformer les prises de vues réelles en modélisations 3D. La réalité tend ainsi à être transposée avec les modes de représentation du jeu vidéo. Les éclats des pixels des images dans un plan en 3 dimensions font écho à l’explosion, aux cendres, à la perte de repère et la perception altérée d’évènements passés ou cauchemardés. Cette superposition de sources rend floue la frontière entre documentaire et fiction, et interroge notre rapport à la représentation de la violence.

MAALBEEK met en tension le temps court des médias et des réactions à vif et le temps long des bribes de souvenirs et de la mémoire traumatique. Cette œuvre rend compte de l’omniprésence de la violence physique et psychique et de sa représentation dans le monde réel et celui dit « virtuel », où les flux d’images et leurs répétitions tendent à les banaliser.

Cette œuvre illustre la manière dont l’art peut donner forme à ce qui est hors d’atteinte de la conscience. En mobilisant différents médiums, Ismaël Joffroy Chandoutis parvient à traduire une expérience intérieure marquée par la fragmentation, l’absence et la désorientation. L’œuvre explore ainsi cet espace mental où le traumatisme continue d’agir alors même que le souvenir s’est effacé

Donner une voix aux figures marginalisées et stigmatisées

L’art permet également de donner une voix aux plus marginalisés et stigmatisés et ainsi de mieux comprendre le sujet de la santé mentale. Les enjeux de santé mentale sont, en effet, indissociables des conditions sociales et économiques dans lesquelles les individus évoluent. L'exclusion, la précarité et la marginalisation constituent des facteurs de vulnérabilité psychologique majeurs.

La photographie M. BOBIGNY de Sabrina Belouaar illustre cette réalité. Née en 1986 à Charenton-Le-Pont, Sabrina Belouaar produit une œuvre ayant une portée politique, appréhendée sous une forme sensible. Usant à la fois de la photographie, de la sculpture et de la vidéo, elle puise ses sujets dans son environnement familial et personnel. Les questions identitaires, les systèmes de représentation culturelle ou les marqueurs sociaux, sont des sujets qui nourrissent sa réflexion. Son œuvre a notamment pour but de chercher à rendre visible ce que la société préfère ignorer.

La photographie intitulée M.BOBIGNY est d’abord le fruit d’une rencontre et d’une relation de confiance qui s’est installée progressivement entre l’artiste et un homme surnommé Monsieur Bobigny.
Cet homme vit dans un abribus et s'est fabriqué une protection en s’entourant de chaînes et de cadenas trouvés dans la rue. Après trois mois d'échanges avec l'artiste, celui-ci accepte d'être photographié mais demande une seule prise de vue, capturée par l’artiste sur son IPhone.

Ce portrait synthétise les fractures sociales liées à la précarité et à l’exclusion. Il met en lumière une forme de résilience : en s'appropriant les attributs de l’aliénation que sont les chaînes, Monsieur Bobigny en fait des instruments de protection. Il opère ainsi un renversement, faisant de ce qui contraint, ce qui protège et fortifie.

 

Dire l’indicible 

Le mal être est parfois silencieux et demeure difficile à percevoir. L’art peut alors donner forme à ces souffrances en les rendant tangibles.

Françoise Pétrovitch, Sans titre

Françoise Pétrovitch et son œuvre Sans titre de 2016 constituent un exemple de cette capacité qu’a l’art de rendre visible des souffrances psychologiques difficiles à exprimer.

L’artiste peintre et sculptrice Françoise Pétrovitch propose des représentations d’enfants ou d’adolescents empreintes d’un sentiment de malaise voire d’angoisse, à l’inverse des imaginaires de l’enfance innocente et joyeuse.

 L’adolescence est une période d’entre-deux et de transition. L’artiste cherche ainsi à représenter la recherche d’identité et l’ennui. Les représentations de l’adolescence de Françoise Pétrovitch ne contiennent jamais d’adultes et les jeunes semblent toujours isolés dans un état méditatif. En refusant la présence des adultes, Pétrovitch souligne l’isolement vécu durant cette période.

La toile Sans titre (2016) illustre deux jeunes qui semblent dans des bulles séparées et dont le regard fuyant est orienté vers le sol. Cette toile est une représentation de cet état flottant, de ce sentiment d’être décalé, de ne pas tout à fait s’appartenir, qui est fréquent à l’adolescence. Les représentations de l’enfance et de l’adolescence de Françoise Pétrovitch rappellent ainsi que ce sont des moments de la vie emplis de doutes, voire de mal-être et de violence.

L’art possède une capacité singulière à donner forme à ce qui résiste au langage. Lorsque les mots manquent ou deviennent insuffisants pour dire une expérience, il peut offrir d’autres voies d’expression et de compréhension. En mobilisant des matériaux et des formes, l’œuvre d’art rend perceptible ce qui demeure souvent invisible ou indicible.

Myriam Mihindou, Dêmos,

Myriam Mihindou est une artiste qui revendique la dimension thérapeutique de l’art. Son œuvre Dêmos interroge le langage comme lieu à la fois de violence et de réparation.

Cette réflexion provient notamment de l’aphasie passagère qu’elle a traversé. L’aphasie est un trouble du langage qui prend la forme d’une difficulté à parler, lire ou écrire, alors que la personne ne présente pas de déficit sensoriel ni de dysfonctionnement de l'appareil phonatoire.

Mihindou déploie une réflexion sur le langage comme outil d’oppression et de domination des esprits mais également des corps. La série Langue secouée, initiée en 2009, situe notamment l'expérience coloniale comme une mise en échec de la langue, où le principe d'incommunicabilité entre dominants et dominés contribue à l'édification d'un cadre de violence.

Dans une stratégie d'émancipation et de réconciliation, son œuvre cherche à travailler les mots comme une matière vivante en les mettant en relation par l'usage du papier calque, du fil, du coton et du cuivre, matériau conducteur associé à l'eau et à la parole chez les Dogons. Cette trituration du langage renvoie également à la période de sa vie où l'expression orale était pour elle extrêmement laborieuse et où les mots se dérobaient.

Cette œuvre témoigne de l’isolement que produit de l'incapacité à mettre des mots sur ce que nous vivons et ressentons. Cependant, l’artiste propose, ici, d’utiliser la matière pour contourner l’échec du discours.

L’art comme espace de résilience

La construction de soi : Edi Dubien, L’hiver, L’homme abeille, Être enfin pour toujours  

L’art peut constituer un moyen de témoigner de ses expériences personnelles marquées par la souffrance, tout en ouvrant des perspectives de résilience. Les oeuvres d’Edi Dubien explorent précisément ces questions à travers des représentations de la construction de l’identité.

Artiste autodidacte, Edi Dubien métamorphose la tristesse en un élan vital. En écho à sa propre histoire et à sa transidentité, il questionne les constructions sociales, psychologiques et émotionnelles de l’individu tout en évoquant le dialogue sensible entre l’enfance et la nature. Ses dessins et aquarelles, parfois autoportraits, de l’enfant au jeune homme, donnent la parole aux êtres maltraités, silencieux face à la violence d’une société qui ne respecte ni la différence ni l’environnement.

Cette allégorie de L’hiver s’incarne sous les traits d’un jeune homme mélancolique au regard frontal. Son visage fermé et les feuilles qu’il porte en boucles d’oreilles confèrent à la nature la capacité de constituer un refuge pour échapper aux non-dits de l’enfance.

L’homme abeille propose une réflexion sur la construction de l’identité pendant la préadolescence. Les derniers stades de développement avant l’âge adulte s’incarnent ici par un garçon, mi-jeune homme, mi-animal, drapé d’une jupe entre cocon et chrysalide.

Le papillon d’Être enfin pour toujours symbolise la liberté d’être soi-même, de se définir. Le regard songeur du garçon à la tête baissé et ses larmes qui coulent le long du papier témoignent des difficultés de l’enfant à s’exprimer.

Les jeunes personnes représentées dans les œuvres d’Edi Dubien incarnent les questionnements fondamentaux liés à la construction de l’identité et à la liberté d’être soi-même dans un monde chargé d’une violence normalisante, à la fois mentale et physique.

L’artiste met également en avant son rapport essentiel à la faune et à la flore, qui l’ont aidé à surmonter les épreuves et à s’épanouir. La nature représente pour lui unimpératif de survie et la liberté d’être soi-même.

La réappropriation : Sabrina Belouaar, BATTLE

L'artiste met au cœur de son travail la question de la corporalité, en particulier celle des corps contraints. L'œuvre vidéo intitulée BATTLE, qu’elle réalise en 2018, explore notamment le sujet de la réappropriation du corps comme espace de reconstruction intérieure.

BATTLE met en scène deux danseurs d’origine algérienne : Brahim, danseur professionnel, qui a subi une amputation durant son enfance suite à une erreur médicale et Gwendal, danseur de voguing et homosexuel. Issue de la culture hip hop, la battle consiste en un affrontement par la danse entre deux performeurs qui se challengent à tour de rôle. Sabrina Belouaar a filmé les deux hommes avec pour seule consigne de performer jusqu'à épuisement. Les danseurs se confrontent et se « challengent » plutôt qu'ils ne se livrent un combat. Tous deux luttent, par le mouvement, pour faire valoir leurs identités.

 

La danse fonctionne ici comme espace thérapeutique, c’est-à-dire comme pratique qui permet de réhabiter son corps, d'en faire l'instrument d'une affirmation de soi. Pour Brahim comme pour Gwendal, danser est un acte de résistance.

 

L’aspect cathartique de l’art peut aussi être mentionné ici : l’art peut provoquer une libération émotionnelle, rendre conscient de ses passions, offrir un exutoire. La vidéo de Sabrina Belouaar, BATTLE, rejoint cette réflexion puisque l’art, et ici la performance corporelle, constitue un moyen d'exploration de soi qui échappe aux assignations normatives.

La réparation : Zoulikha Bouabdellah, Raccommodeuses 2,

Artiste plasticienne et vidéaste franco-algérienne, Zoulikha Bouabdellah explore les complexités de l'identité diasporique et interroge les questions d'appartenance, d'héritage culturel, ainsi que celles liées à la place des femmes dans la société et dans l’histoire de l’art. En effet, dans l’art occidental comme oriental, il est rare de voir une femme adopter une position de domination, attribut qu’on associe aisément à la masculinité. A travers des installations, des films, des photographies ou des dessins, elle déconstruit les stéréotypes et questionne la manière dont les corps, en particulier ceux des femmes, sont regardés et représentés.

Réalisée à l’encre sur papier de riz, Raccommodeuses 2, évoque les pratiques de soin et de réparation en inversant le rapport de force : une femme « raccommode » la blessure sanglante d’un corps masculin diminué, afin selon les propos de l’artiste, de le remettre « en état ». Zoulikha Bouabdellah fait ainsi du geste de soin un acte de puissance. L’œuvre invite à penser la réparation comme un acte de résilience, capable de reconstruire l’individu après la blessure.

Conclusion

Toutes ces œuvres du Fonds évoquent différentes réalités ; expression d’un traumatisme, de la souffrance psychique, de la construction de l’identité, de la précarité, des mécanismes de résilience et des processus de réparation. En donnant forme à des expériences souvent invisibles ou difficiles à exprimer, elles contribuent à rendre ces réalités plus sensibles et accessibles. L’art ouvre ainsi un espace de réflexion et d’identification. Il permet de mieux comprendre la diversité des expériences humaines et contribue à faire évoluer le regard porté sur la santé mentale.